Musicothérapie

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photo-Jean-ClaudeLa musique fait partie intégrante de ma vie. Pour moi, elle prend son sens et son utilité par ce qu’elle apporte aux gens, car elle permet l’expression, voire la libération, des émotions jusqu’aux plus intimes.

Dans et par ce site je me raconte en tant que musicien. J’y parle de mes rencontres avec des instruments de musique, des sonorités qui me touchent, aussi de celles avec mes partenaires artistes qui enrichissent ma vie.

Parce que, si la musique est une partie importante de ma vie, elle n’est cependant pas “ma vie” – je veux dire: mon “identité profonde” – cependant un outil pour “me dire”, j’ai eu l’envie de créer cette rubrique spéciale sur mon site de musicien, d’ouvrir une fenêtre vers d’autres aspects de moi-même, un espace où je vais me raconter autrement.

J’y parlerai encore de musique, néanmoins dans le cadre plus large du développement personnel, qui est, aujourd’hui, une de mes aspirations profondes. J’y parlerai de méditation musicale, de musicothérapie, voire de sonothérapie

Je suis en effet persuadé que la musique est un puissant moyen de contribuer à amener la Paix, ou au moins un “Mieux-Etre”, dans notre monde troublé.

Le Cerveau, la Musique et le Langage

J’ai eu l’occasion de participer à une conférence de Daniele Schön, sur le thème: “Cerveau, Musique et Langage”. Cette formation était proposée par le CEGM de Genève, le 5 septembre 2016. Voici, en mes propres mots, ce qu’il me paraît utile de mettre en pratique:

  • Par l’ exposé de diverses études scientifiques sur le cerveau, j’ai été conforté dans mon intuition que l’apprentissage de la musique apporte davantage que le seul fait “d’apprendre de la musique”: elle améliore les capacités du cerveau, et cela durablement. Cool ! 😉
  • J’ai saisis l’importance de montrer (jouer devant eux…) aux élèves. En effet, des connexions similaires se font dans le cerveau lorsqu’ils voient et entendent que lorsqu’ils font.
  • J’ai appris que + on travaille son instrument, + les connexions se font dans le cerveau, au point même qu’elles persistent même quand on arrête la pratique de la musique. (j’ai là un bon argument pour motiver les élèves à bosser…;-))
  • Je retiens qu’il a été mesuré que la musique améliore le décodage des sons, par exemple des fréquences, des harmoniques, des bruits, des voix ascendantes et descendantes… C’est logique, mais là, c’est prouvé scientifiquement !
  • Intéressant: la pratique musicale peut même s’apparenter, dans ses bienfaits, à des séances d’orthophonie!
  • En tous cas, la musique a donc sa place dans le système éducatif ! (à dire aux ministres…)
  • Remarque: la musique et le cerveau fonctionnent tous 2 par oscillations ! La pratique du rythme optimise donc le fonctionnement du cerveau… Et quand on sait que le son est vibrations… (ça, c’est moi qui l’ajoute…)

– Ma question posée: “Si la pratique musicale aide dans l’élaboration du langage, est-ce que des séances d’orthophonie peuvent aider aussi l’étudiant musicien?”. La réponse de Daniele Schön a été:  “Certainement, néanmoins aucune étude n’a été faite sur le sujet, car de ne pas être doué en musique n’est pas considéré comme un handicap (cela ne dérange que les profs de musique…), tandis qu’un déficit du langage: oui !

– Conversations après conférence: le langage est souvent appris en compagnie des “experts” (= personnes qui en savent plus que nous…) que sont nos parents, tandis qu’en musique, les élèves sont souvent en contact avec d’autres élèves de mêmes niveaux… (sauf en Roumanie, paraît-il…). Cette constation me rappelle mes expériences d’adolescent où je fréquentais des orchestres amateurs dans lesquels je ne me sentais pas du tout à l’aise au début, néanmoins dans lesquels je me suis senti transcendé par le groupe jusqu’à devenir, certainement + rapidement qu’autrement, un “musicien d’orchestre” qui lit très rapidement les partitions.

A prendre en considération dans l’organisation de mes groupes d’élèves…

Nos Enfants mutants

Autre conférence du CEGM de Genève à laquelle j’ai pris l’occasion d’assister en début septembre 2016: “Comment vivre et travailler avec nos enfants mutants“, par Jean-Paul Gaillard. En voici mes ressentis:

J’en ai pris plein la tête… Certes, j’avais bien conscience que nous vivons dans un monde différent d’éducation de celui de mon enfance, néanmoins une part de moi était cependant persuadée que j’avais raison de “penser comme je pense” et que les ados d’aujourd’hui feraient bien d’apprendre le sens du devoir, le goût de l’effort et le respect de la hiérarchie ! Je suis donc tombé de mes certitudes, jusqu’à réaliser que si je continuais à penser que “j’ai raison“, je courais droit à l’échec dans mes relations avec les moins de 25 ans…

Fini le temps où les relations étaient basées sur l’autorité paternelle, la soumission, les interdits, l’obéissance sans comprendre, le sens de l’appartenance, l’importance du collectif avant l’individu, la reconnaissance par ses actions, le renoncement à ses émotions…

Et ce n’est même pas la peine de crier, tempêter, exiger : l ‘ados ne comprend plus ce langage! Vous courrez juste le risque de vous faire regarder comme une bête bizarre, votre élève se demandant pourquoi vous pétez les plombs de la sorte… et de vous retrouver chez le même psy: vous, en vous plaignant de ne pas être considéré par vos élèves, et lui se plaignant de ne pas être considéré par ses professeurs (vous !)… (sentiments vécus personnellement par mon adolescent, lorsqu’il est rentré dernièrement de son cours de physique, au cours duquel il s’est senti carrément persécuté !)

Bienvenue dans un monde où les relations sont axées sur l’expression des émotions, où l’individu passe avant le collectif, où la responsabilisation est une affaire personnelle, où tous sont égaux, dans lequel on négocie au lieu d’exiger, où les rapports sont essentiellement émotifs et affectifs, où l’on existe pour soi, notamment par le fait d’être visible.

Dans ce sens, ôtez le smartphone d’un adolescent est une véritable mutilation !

Je m’invite à faire le deuil d’éduquer (dans le sens qui était le mien…) mais plutôt à “générer un espace propice à ce que l’adolescent puisse s’éduquer lui-même“.

Avant la conférence, ma question était: “Qu’est-ce que je peux changer chez l’autre, afin de lui inculquer mes valeurs?

Après la conférence, ma question est: “Qu’est-ce que je peux changer chez moi afin d’entrer en contact avec ses valeurs?

La question que je me pose maintenant, au moment présent où j’écris ces lignes: “Oui, ok pour rentrer dans leur monde, mais mes besoins à moi là-dedans, où sont-ils ?”

Comment voyez-vous cet aspect des choses ? Vos commentaires m’intéressent…

J’ai trouvé cette vidéo d’une autre conférence sur le sujet, par le même auteur Jean-Paul Gaillard:

Les Enfants et Adolescents à haut Potentiel

Encore un sujet super intéressant, présenté par Pascale Roux et proposé par le CEGM de Genève, en ce début septembre 2016: “Mieux reconnaître et mieux comprendre les enfants et adolescents à haut potentiel“. Voici mes réflexions:

On parlait avant des surdoués

En fait, je ne le savais pas (car ils n’étaient pas forcément HP en musique), mais j’en ai eus dans mes classes ! Je m’aperçois donc maintenant que j’ai loupé quelque chose, je suis passé à côté d’eux…

Aussi, au fur et à mesure du déroulement de la conférence, non seulement j’ai pensé à certains de mes élèves auxquels j’ai proposé une pédagogie non adaptée à leur système de fonctionnement, mais j’ai éprouvé l’impression étrange que Pascale Roux parlait de moi à travers les symptômes décrits ! (ce n’est pas du tout pour me vanter, car je n’ai rien fait pour cela…)

Donc, gros coup de fouet !

Je me retrouve en effet dans beaucoup des caractéristiques suivantes:

  • 5 sens hyper développés: trop de bruit, d’odeurs, de monde… crée alors un stress qui fait fuir le HP du monde. (Moi qui me définissais comme claustrophobe et insociable… Ceci expliquerait cela !)
  • Beaucoup d’intuition, néanmoins avec un mental fort qui tue son intuition…
  • Quête spirituelle importante. (Mince, moi qui m’intéresse à “Dieu”, je ne suis donc pas un élu !…)
  • Hyper emphatique, grosses émotions et éponges… ce qui entraîne le besoin de se protéger (mécanisme de défense) dans une attitude très mentale, intellectuelle, coupée des émotions. (100% moi…)
  • Grande sensibilité à l’injonction (j’aime pas l’autorité et les ordres !)
  • Un besoin de sens accru (pourquoi donc est-ce que je fais les choses que je fais ?)
  • Répétitions difficiles, amenant de la frustration. D’où l’importance d’être créatif et d’obtenir l’adhésion de l’élève pour continuer l’apprentissage. N’aime pas répéter les paroles (ah, j’en parlais justement avec mon épouse il y a quelques jours…)
  • Soif d’apprendre, curiosité, questions existentielles (oui, même que c’est drôlement fatiguant…)
  • Langage soutenu, recherché et précis (non, je ne pense pas chez moi…)
  • Difficulté à comprendre les implicites (ce que l’on ne dit pas mais qui est sensé être compris) et à ce qu’on attend de lui (consignes)
  • Une recherche de la complication, car il trouve les choses trop simples… (Là, ça me rappelle une expérience en fin d’école maternelle, au cours de laquelle la maîtresse nous avait montré le dessin d’une poire avec le mot “poire” écrit en dessous. Elle nous avait demandé de lire… Tout le monde a réussi, sauf moi (pourtant considéré comme le premier de la classe !): je n’avais pas réussi à lire “poire”… Quelle honte, quelle humiliation ! J’en suis toujours traumatisé…)
  • Cherche à comprendre l’ensemble de la chose (angoissé, d’où fait le tour du sujet pour trouver un soulagement, recherche d’absolu)
  • Exigeant affectif (et oui!..)
  • Perfectionniste et idéaliste, ce qui entraîne de la procrastination et une mauvaise image de soi (mais non, mais non…)
  • Appuie sur l’accélérateur et le frein en même temps (ha !..)
  • Troubles associés (dyslexie, dyspraxie, tous les dys…) dans 50% des cas. Le diagnostic est donc compliqué car le trouble masque le HP et le HP masque le trouble… (je ne me rappelle pas si j’ai fait des test… je me rappelle juste que l’on m’a fait passé une année en primaire parce que je m’ennuyais…)(à ma soeur aussi d’ailleurs !)
  • Vit dans un monde imaginaire (encore aujourd’hui…)
  • Pense en arborescence (mind map) , donc le HP relie des éléments qui paraissent très dissociés à d’autres. (ben oui…)
  • Il s’ennuie, manque d’organisation, n’a pas appris à apprendre, il n’est pas fait pour l’effort… (le début de mes études secondaires ont été horribles, car je n’avais jamais appris à étudier…)
  • Ecriture mauvaise (même moi, je ne parviens pas à me relire…)
  • Obsessionnel, d’où moyen de contrôle des angoisses (j’avais des TOC…)
  • Sentiment d’être anormal, extraterrestre, renforçant la mésestime de soi. (ai souvent pensé être sur Terre par erreur d’atterrissage…)
  • Souffre de solitude (je commence heureusement à l’apprécier…)
  • Anxiété, dépression
  • Forme d’impertinence interprétée comme un excès de confiance, alors qu’il s’agit au contraire d’un manque de confiance en soi. Ce manque conduit à des suradaptations, à un “faux self” (j’ai longtemps vécu avec le sentiment d’être “à côté de mes pompes”…)(on disait de moi que j’étais “pédant”…)
  • Hyperactif: manière de fuir ses émotions
  • Cherche à s’anesthésier: télé, jeux vidéos, drogues, lecture intensive… (j’ai vécu par procuration dans tous les livres d’aventure de collection rose et verte…)
  • Surdouance vécue comme une malédiction (j’ai toujours eu envie d’être juste comme les autres…)
  • Mal à se faire des amis (je croyais que c’était ma timidité…)
  • Besoin d’authenticité = congruence = “être aligné entre ce que l’on pense, dit, ressent, fait” (Carl Rogers) (jeûne, je faisais collection des Superman, Batman, Spiderman… je n’ai jamais supporté l’injustice, ni l’incohérence des gens ou systèmes !)(aujourd’hui encore, je me bats pour faire éclater des vérités dans plein de sujets mondiaux)

Prendre conscience des caractéristiques des enfants à Haut Potentiel, pour moi-même et chez certains de mes élèves, m’invite à davantage de souplesse, envers moi-même et dans mes relations…

Voici une vidéo (que je trouve bien faîte et complète), qui vous permettra d’aller + loin dans le sujet:

La Musique et la CNV (Communication Non Violente)

L’adage dit “La Musique adoucit les moeurs“… Je ne pense pas que ce soit tout le temps vrai, néanmoins je pense pouvoir affirmer de manière certaine qu’elle les influence !

Ayant vécu, lors de séminaires de CNV, des expériences puissantes en jouant de mes instruments de musique, j’ai l’élan de mixer ces 2 formes de langage, l’une enrichissant l’autre…

Qu’est-ce que la CNV ?

J’ai envie de vous dire que c’est un langage du coeur… que c’est descendre de sa tête pour aller vers ses tripes… que ce sont des techniques simples et pratiques qui permettent de découvrir ses besoins enfouis… que c’est considérer  son corps et ses sentiments comme des partenaires de révélation à soi-même… oui, des outils qui aident à mettre de l’ordre dans toutes les parties de soi, ouvrir ainsi un chemin pour se trouver davantage et aller à la rencontre véritable de l’autre.

Voilà un nouveau langage, un autre moyen de s’exprimer… C’est pour moi comme si, tout à coup, je découvrais que la musique existe ! L’apprentissage de cette “nouvelle langue” me nourrit d’espoir d’améliorer non seulement ma relation avec moi-même, mais aussi avec mes proches, mes collègues, mes élèves… de toucher au réel de la vie !

Voilà pour mon expérience et ma perception ! Je vous donne maintenant l’occasion de découvrir le processus de la CNV sur le site francophone de la communication non violente ainsi que via la vidéo ci-dessous, extraite d’une conférence de son fondateur, Marshall B. Rosenberg.

 

Si vous avez envie de réagir à ce sujet, j’accueille volontiers vos commentaires: écrivez-moi !

La Musique et la Méditation

Musique et méditation vont ensemble… J’ai l’élan de vous partager aujourd’hui, 11 février 2017, les bienfaits que m’apporte la méditation en pleine conscience.

Il y a + ou – 20 ans, j’ai pratiqué un peu de zen. C’était à Mons, en Belgique. J’ai gardé un excellent souvenir de cette expérience ! Quoiqu’il se passait de pénible dans ma journée, notamment dans ma relation avec les autres, j’avais ce type de pensée qui me faisait du bien: “Ah, tout à l’heure, j’ai rendez-vous avec mon meilleur ami: moi-même!” 😉

La course après le temps, le changement de lieu de vie, le changement de vie tout court… sont mes justifications d’avoir arrêté ma pratique, néanmoins l’envie de revivre quelque chose de semblable a toujours subsisté en moi…

J’ai cherché… Pas évident de trouver un dojo dans le pays de Gex où j’habite, car les gens courent encore + vite que partout ailleurs !

Je me suis alors tourné vers les vidéos de Youtube et là, j’ai trouvé le type de méditations qui me conviennent. Il s’agit de méditations laïques (non orientées religions…), dont parle super bien l’animateur de télévision Frédéric Lopez:

Tous les matins, en commençant ma journée professionnelle, je passe maintenant 10 min (pour l’instant, c’est un temps qui me convient…) à simplement me centrer sur ma respiration. Je prends alors simplement conscience que je suis vivant, qu’il y davantage de vie à “être” dans ce moment présent, qu’à “faire” tout ce que “je dois” faire…

Cela m’aide à relativer, à prendre du recul par rapport aux difficultés, face à mes peurs et mes angoisses…

Ainsi, j’ai de nouveau un espace à moi, en moi, où je me sens bien, en sécurité, dans lequel je suis connecté à moi-même. Conscient de ce potentiel intérieur je peux alors, si je le désire, mieux me connecter avec les autres.

Je deviens comme un observateur de ce qui se passe et de ce qui m’arrive…

Un spécialiste français de la méditation en pleine conscience connu est le docteur Christophe André. Comme il est psychiatre, cela fait sérieux… Il a fait des études sur le sujet et en parle très bien ! En plus, il a une voix qui, à elle seule, m’apaise…

 

Personnellement, j’ai le projet de composer et monter des musiques pour accompagner ce type de méditations, accompagnées de photos et vidéos de nature… Je remplirai ainsi mon besoin de trouver du sens aux talents qui sont les miens et d’apporter quelque chose de positif à la planète sur laquelle je vis: la Terre !

A propos du la 432

Je vous invite à consulter cette page, très bien élaborée sur le sujet:

http://openyoureyes.over-blog.ch/article-la-difference-entre-la-musique-jouee-a-432-hz-et-celle-jouee-a-440-hz-l-imposture-du-diapason-la-4-116065933.html